PROVIGNER
verbe transitif• Empl. intrans.[P. méton. du suj.] Aligne tes plants, mon ami, tu provigneras l'an qui vient et quelque jour, Dieu aidant, tu feras du bon vin (, Pamphlets pol., Pétition pour vill., 1822, p. 136).
— P. anal. ou au fig., empl. intrans. Proliférer, se multiplier. Il (...) s'installe naturellement au cœur du XVe où provignent les garages, les fosses de nettoyage, les entreprises de dépannage (, Paris, 1939, p. 246). La maçonnerie anglaise, respectueuse de l'Église étabie et du souverain qu'elle acceptait comme chef, provigna dans tous les pays et y répandit les idées de tolérance, de liberté individuelle et de gouvernement représentatif (, Révol. fr., 1963, p. 76).
Prononciation et orthographe
[pʀɔviɳe], (il) provigne [pʀɔviɳ]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. Fin xie s. provainier « marcotter une vigne par des provins » (Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t. 1, p. 119); ca 1393 provigner (Ménagier, II, 53 ds T.-L.);
2. fin xiie s. « multiplier, accroître » (Deavid li prophecie, 213, ibid.); 1572 « en parlant de mots » (Ronsard, La Franciade, Au Lecteur apprentif ds Œuvres, éd. de la Pléiade, t. 2, p. 1027);
3. fin xiie s. verbe intrans. « se répandre, d'un sentiment » (Deavid li prophecie, 205 ds T.-L.); 1694 « se multiplier par provins ou marcottes » (Ac.). Dér. de provin*; dés. -er.
2. fin xiie s. « multiplier, accroître » (Deavid li prophecie, 213, ibid.); 1572 « en parlant de mots » (Ronsard, La Franciade, Au Lecteur apprentif ds Œuvres, éd. de la Pléiade, t. 2, p. 1027);
3. fin xiie s. verbe intrans. « se répandre, d'un sentiment » (Deavid li prophecie, 205 ds T.-L.); 1694 « se multiplier par provins ou marcottes » (Ac.). Dér. de provin*; dés. -er.
Bibliographie
Schultz-Gora (O.). Altfrz. prooignier und provaignier. Arch. St. n. Spr. 1924, t. 147, p. 106.