POTIER
substantif masculin Personne qui a pour spécialité de fabriquer et/ou de vendre des poteries, en particulier en terre cuite. Synon. céramiste. Potier d'art; atelier, métier de potier; argile, four, terre de potier; art, doigts, mains du potier; tour, four à potier. Les potiers (...) agitaient rapidement la roue de leur tour (, Nil, 1854, p.261). L'antique comparaison (toujours jeune) du potier créateur, qui façonne chaque être humain comme un vase (, Faux-monn., 1925, p.1160):
. Le grand secret des arts, et aussi le plus caché, c'est que l'homme n'invente qu'autant qu'il fait et qu'autant qu'il perçoit ce qu'il fait. Par exemple le potier invente quand il fait; et ce qui lui apparaît plaisant dans ce qu'il fait, il le continue. (, Propos, 1923, p.481)
— [P. allus. à l'Évangile, Matth. XXVII, 7] Le champ du potier. Synon. vx de champ* du sang. Il connaissait l'argent et le champ du potier. Les trente deniers d'argent (, Myst. charité, 1910, p.126).
— Vx. Potier d'étain. Artisan qui fabrique ou vend de la vaisselle de métal. Maison d'un potier d'étain, avec deux grands ronds d'étain et une espèce de treillage d'étain par-dessus (, Journal, 1855, p.170).
Remarques
Potière
substantif fémininPrononciation et orthographe
[pɔtje]. Att. ds Ac. dep.1694.
Étymologie et histoire
1. «personne qui fabrique et vend des poteries» [1086 ds un texte lat. poters, plur. (Domesday-Book ds Z. rom. Philol. t.8, 1884, p.326)]; 1re moit. du xiie s. (Psautier de Cambridge, 2, 9 ds T.-L.);
2. 1260 potier d'estain (Etienne Boileau, Métiers, 40 ds T.-L.). Dér. de pot1 *; suff. -ier*.
2. 1260 potier d'estain (Etienne Boileau, Métiers, 40 ds T.-L.). Dér. de pot1 *; suff. -ier*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 95.