PARCELLISER
verbe transitifA. —[Corresp. à parcelle A] Diviser en petites parties, fractionner. Parcelliser un secteur économique, un parti politique. Notre but [aux socialistes] , ici, est de redéfinir notre socialisme, car nous étions morcelés, parcellisés (L'Express, 2 févr. 1976, p.45 col. 1).
— En partic.[L'obj. désigne le travail] Procéder à une division poussée. Le bricolage, pour le travailleur, est la revanche d'un travail qui est mécanisé, parcellisé, spécialisé (Le Monde, 29 avr. 1970, ds Gilb. 1980).
B. —[Corresp. à parcelle B]Empl. pronom. passif. Être divisé en parcelles. En Saxe, un texte de 1754 nous montre une rotation quinquennale sans pâture, sur des blocs de terrains qui ne se parcellisèrent qu'au XIXe siècle, en même temps que les maisons précédemment isolées, se groupaient en villages (, Paysages agraires, 1958, p.150).
Prononciation
[paʀsεl(l)ize], [-selize], (il) parcellise [-sεl(l)i:z], [-seli:z].
Étymologie et histoire
1958 pronom. «se fragmenter (en parlant d'un terrain)» (Meynier, Paysages agraires, 1958, p.150); 1964 trans. «diviser en petites unités» parcelliser l'opposition (Le Monde, 24 juill. ds Gilb. 1980). Dér. sav. de parcelle* ; suff. -iser*.
Dérivés
Parcellisation
substantif féminina)[Corresp. à supra A] Dans les banques, où la déqualification, la parcellisation sont développées à l'extrême (Le Nouvel Observateur, 10 mai 1976, p.48 col. 3).
b)[Corresp. à supra B] En 1571, le gouvernement mecklembourgeois intervint pour répandre l'assolement triennal qui conduit à la parcellisation en champs ouverts et au groupement de l'habitat (, Paysages agraires, 1958, p.150).