ONDER
verbeA. —Emploi intrans., vx ou littér.
1. Former des ondes, être animé d'un mouvement qui rappelle celui des ondes à la surface de l'eau. Synon. ondoyer (v. ce mot I A 1), onduler (v. ce mot A 2 a). L'herbe flétrie, Comme les flots hurlants d'une mer en furie, Ondait sous la rafale (, Albertus, 1833, p.163).
2. Présenter une forme, une ligne faite d'une suite de courbes. Synon. ondoyer (v. ce mot I A 3), onduler (v. ce mot A 2 c). Le pavé ondait, le ciel s'abaissait comme une coupole (, Les Jeunes-France, 1832, p.59 ds Matoré Louis-Philippe 1951 p.325).
B. —Emploi trans. Marquer de lignes sinueuses. Sur la rue, la maison présentait cette façade de moellons ravalés en plâtre, ondée par le temps et rayée par le crochet du maçon de manière à figurer des pierres de taille (, Pts bourg., 1850, p.5).
Remarques
Ondant, -ante
participe présent adjectifPrononciation
[ɔ̃de].
Étymologie et histoire
1. Ca 1180 «former des sinuosités» ici part. prés. mer undante (Guillaume de Berneville, Saint Gilles, 799 ds T.-L.); fin xiiie s. (Sone de Nansai, 18244, ibid. : si lonc que mers court et onde);
2. fig. ca 1200 «flotter, être hésitant» (Athis et Prophilias, éd. A. Hilka, 1202);
3. 1507 «arroser, inonder» (Le Monde et abus, Sotise a huit personnages ds Rec. gén. des Sotties, éd. E. Picot, t.2, p.46). Dér. de onde*; dés. -er.
2. fig. ca 1200 «flotter, être hésitant» (Athis et Prophilias, éd. A. Hilka, 1202);
3. 1507 «arroser, inonder» (Le Monde et abus, Sotise a huit personnages ds Rec. gén. des Sotties, éd. E. Picot, t.2, p.46). Dér. de onde*; dés. -er.
Bibliographie
Quem. DDL t.14.