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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

NICKELER

verbe transitif
A. —TECHNOL. Recouvrir de nickel (une surface métallique) par un procédé électrolytique ou chimique pour la protéger de la corrosion. Il est souvent utile de (...) cuivrer les objets qu'on veut nickeler, argenter ou dorer (H. Fontaine, Électrolyse, 1885, p.132).
B. —Pop. et fam. Rendre nickel, faire briller. Donc, Kavalonie, chef de chambre, nature, la pâte d'homme, balayant et lavant pour réparer la connerie de l'homme de chambre, trop bleu pour savoir nickeler une piaule en dix minutes (Silvagni, La Peau des mercenaires, 1954, p.296 ds Cellard-Rey 1980).
Prononciation et orthographe
[nikle], (il) nickèle [nikεl]. Att. ds Ac. 1935. Conjug. verbes -eler, -eter, v. jeter.
Étymologie et histoire
1. 1845 nickelé «qui contient du nickel» (Besch.);
2. 1853 nickeler «recouvrir d'une mince couche de nickel, par procédé électrolytique» (Laboulaye, Dict. des arts et manufactures d'apr. FEW t.16, p.600a); 1878 nickelé «recouvert de nickel» (Lar. 19e Suppl.);
3. 1894 pieds niclés (d'apr. Esn.); 1898 avoir les pieds nickelés (G. de Téramond, La Petite Zaza, I, 1 ds Quem. DDL t.4);
4. 1954 «rendre nickel, faire briller» (Silvagni, loc. cit.). Dér. de nickel* ; dés. -er ; suff. -é*.
Dérivés

Nickelage

substantif féminin
technol. Action de nickeler; « dépôt d'une mince couche de nickel métallique sur un métal altérable par un procédé électrolytique » (Uv.-Chapman 1956). Il est nécessaire, pour obtenir un nickelage durable, de déposer une certaine épaisseur de métal (Gasnier, Dépôts métall., 1927, p.370). — [nikla:ʒ]. Att. ds Ac. 1935. — 1re attest. 1844 (Annales des mines, 4e série, t.5, p.420); de nickeler, suff. -age*.