MUID
substantif masculin— P. méton.
• Muid de terre. « Surface de terre labourée que l'on pouvait ensemencer avec un muid de grains » (Fén. 1970).
• Tonneau de la capacité d'un muid de vin ou d'un autre liquide. Percer un muid (Ac., 1798-1935). Les muids cerclés de saule, à la bonde odorante, ne révèlent rien des essences précieuses qu'ils renferment (, Londres, 1933, p. 311).
— Loc. Gros, rond comme un muid. D'une forte corpulence. En province, mon cher, vous sécherez d'ennui, Si vous ne devenez gros et gras comme un muid (, Gabrielle, 1850, I p. 363). Un énorme garçon, rond comme un muid, dans son costume de cabaretier, suffoque et m'épouvante : s'il allait mourir en scène (, Music-hall, 1913, p. 53).
Prononciation et orthographe
[mɥi]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. Ca 1135 « futaille, récipient, tonneau » (Couronnement Louis, Rédaction AB, éd. Y. G. Lepage, 2327 : Ge te dorrai un grand mui de deniers);
2. ca 1160 « mesure de capacité (pour les liquides, etc.) » (Enéas, 5654 ds T.-L.). Du lat. modius « mesure de capacité servant surtout pour le blé ». La graphie étymol. muid est att. dep. la fin du xvie s. (1579, Larivey, Escolliers, I, 3 ds Ancien Théâtre françois, éd. E. Viollet-le-Duc, t. 6, p. 125).
2. ca 1160 « mesure de capacité (pour les liquides, etc.) » (Enéas, 5654 ds T.-L.). Du lat. modius « mesure de capacité servant surtout pour le blé ». La graphie étymol. muid est att. dep. la fin du xvie s. (1579, Larivey, Escolliers, I, 3 ds Ancien Théâtre françois, éd. E. Viollet-le-Duc, t. 6, p. 125).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 30.