MEULON
substantif masculin Petite meule de foin provisoire. Mes meulons de foin bien arrangés dans mes prairies (, Voyage, t.1, 1801, p.199). On fait des foins; les paysans en rapportent des meulons sur leurs têtes (, Journal, 1910, p.314).
— P. anal. Petit tas de sel extrait d'un marais salant. (Dict. xixe et xxe s.). Synon. javelle.
Prononciation et orthographe
[mølɔ̃]. Att. ds Ac. 1935.
Étymologie et histoire
1. 1530 meulon «petite meule de foin» (Palsgr., p.641);
2. 1690 «tas de sel tiré des marais salants et recouvert d'une couche d'argile» (Fur., s.v. meule). Dér. de meule2 *; suff. -on1 *; cf. la forme latinisée molonus att. en 1330 dans une charte provenant de Marseille (Du Cange) et l'a. prov. molon «tas» (1222-32, Roman de Jaufre, éd. C. Brunel, 408).
2. 1690 «tas de sel tiré des marais salants et recouvert d'une couche d'argile» (Fur., s.v. meule). Dér. de meule2 *; suff. -on1 *; cf. la forme latinisée molonus att. en 1330 dans une charte provenant de Marseille (Du Cange) et l'a. prov. molon «tas» (1222-32, Roman de Jaufre, éd. C. Brunel, 408).
Bibliographie
Thomas (A.) Nouv. Essais 1904, p.295.