Larmer
verbe intransitif* Mot issu de l'entrée LARME
fam. et région. Pleurer. L'autre jour il nous faisait rigoler parce qu'il croyait qu'« une femme à poil », ça voulait dire « une femme à barbe ». Georges s'est fichu de lui. Et quand Boris a compris qu'il se trompait, j'ai cru qu'il allait se mettre à larmer (, Faux-monn., 1925, p. 1237). P. anal. Tomber, couler goutte à goutte. Les masques japonais surtout ravissaient le peintre (...) les uns effroyables (...) le bronze des joues creusé de mille rides avec du vermillon larmant au coin des yeux et de longues traînées vertes au coin des bouches (, Phocas, 1901, p. 88). P. anal. Ressembler, avoir l'éclat, l'aspect d'une larme. Le fond de l'auge avait fait miroir, et c'est une face de vieil homme qui lui souriait (...) une blême face de jadis ceinte d'un casque d'or où larmaient trois émeraudes (, Contes chandelle, 1897, p. 135). — [laʀme], (il) larme [laʀm]. — 1res attest. a) 1155 « pleurer » des oilz lerma (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 14070), ca 1200 larmer (Jourdain de Blaye, éd. P.F. Dembowski, 1528), bien attesté en a. fr., à nouv. ds Trév. 1752 qui le qualifie de « vieux mot », b) 1re moitié xiie s. « laisser échapper des gouttes en forme de larmes » (Lapidaires anglo-norm., éd. P. Studer et J. Evans, I, 821), en a. fr., à nouv. au xixe s. 1887 (Huysmans, En rade, Paris, Crès, 1929, p. 37); de larme, dés. -er.