INNAVIGABLE
adjectifA. —[En parlant d'une mer, d'un lac, d'un cours d'eau] Qui, par ses hauts-fonds, ses courants ou d'autres dangers, est impropre à la navigation. Les glaces rendent cette mer innavigable (Ac., 1798-1878). Hauts-fonds innavigables aux vaisseaux à plus de trente lieues du rivage (, Harm. nat., 1814, p. 169) :
... un cours d'eau inconnu (...) dont le courant vif, provoqué par la pente de son lit et brisé par des roches nombreuses, se précipitait avec de rudes grondements. Ce creek [en amér. « cours d'eau »] était profond et clair, mais il eût été absolument innavigable. (, Île myst., 1874, p. 240)
B. —[En parlant d'un bateau] Dont l'état ne permet pas de naviguer. Bateau innavigable (Rob.)
Remarques
Innavigabilité
substantif fémininPrononciation et orthographe
[in(n)avigabI̥]. Dans la majorité des dict. [in(n)-]; seul Lar. Lang. fr. transcrit [ε̃na-]. Att. ds Ac. dep. 1798.
Étymologie et histoire
1. 1530 « où l'on ne peut naviguer » (Bourgoing, Bataille Judaïcque, II, 25 ds Hug.);
2. 1541 « impropre à la navigation (d'un bateau) » (Doc. ds E. Charrière, Négociations de la France dans le Levant, t. 1, p. 527); de nouv. 1783 (Emerigon, Traité des Assurances, I, p. 172 ds Brunot t. 6, p. 361). Dér. de navigable*; préf. in-1 *.
2. 1541 « impropre à la navigation (d'un bateau) » (Doc. ds E. Charrière, Négociations de la France dans le Levant, t. 1, p. 527); de nouv. 1783 (Emerigon, Traité des Assurances, I, p. 172 ds Brunot t. 6, p. 361). Dér. de navigable*; préf. in-1 *.
Bibliographie
Gohin 1903, p. 315. - Mélon (N.), Herbillon (J.), Lechanteur (J.). Textes d'archives. Dial. belgo-rom. 1969, t. 25, p. 126.