INFANT, -ANTE,
substantifDe telles offres ne pouvaient être repoussées, d'autant que la paix entre la Castille et l'Angleterre venait d'être conclue et scellée par le mariage de l'infant de Castille avec la fille du duc de Lancastre. (, Hist. ducs Bourg. , t. 2, 1821-24, p. 13)
— P. ext. Jeune princesse. Démarche, geste d'infante. Courtiser Messaline, infante aux sens troublés (, Cariat., 1842, p. 177). La servante de l'hôtel au nom charmant a, dans sa robe sombre, un port d'infante (, Belles saisons , Mes cahiers, 1941, p. 159).
— Hypocoristique, vx. Femme aimée. Il faudra bien enfin s'adoucir, mon infante! (, Hernani, 1830, p. 85).
Remarque : Les sens p. ext. et hypocoristique s'appliquent uniquement au féminin.
Prononciation et orthographe
[ε̃fɑ̃], fém. [-ɑ̃:t]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. Fin xive s. enfant de Castille (J. Froissart, Chron., éd. G. Raynaud, t. 9, p. 92);
2. ca 1450 infant (G. de Lannoy, Voy. et ambass., p. 9, Soc. Biblioph. de Mons ds Gdf. Compl.); 1462-68 fém. infante (J. Le Fèvre, Chron., éd. F. Morand, t. 2, p. 151). Empr. à l'esp. infante « fils de roi » (dep. 1140, yfante, Cantar de mio Cid, éd. R. Menéndez Pidal, p. 721-2), proprement « enfant » (v. ce mot).
2. ca 1450 infant (G. de Lannoy, Voy. et ambass., p. 9, Soc. Biblioph. de Mons ds Gdf. Compl.); 1462-68 fém. infante (J. Le Fèvre, Chron., éd. F. Morand, t. 2, p. 151). Empr. à l'esp. infante « fils de roi » (dep. 1140, yfante, Cantar de mio Cid, éd. R. Menéndez Pidal, p. 721-2), proprement « enfant » (v. ce mot).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 166.
Bibliographie
Herb. 1961, p. 86. - Kidman (J.). Les Emprunts lexicol. du fr. à l'esp. des orig. jusqu'à la fin du xve s. Paris, 1969, p. 138. - Reinh. 1963, p. 165, 168. - Rupp. 1915, p. 67.