HOURI
substantif féminin— P. ext. Femme très belle et séduisante. Vous pouvez souper, en vers, avec les plus délicieuses houris, ou avec les plus grandes gourgandines, sans quitter le coin de votre feu et sans voir d'autres beautés que le nez de votre portier (, Corresp. , t. 2, 1843, p. 249).
Prononciation et orthographe
[uʀi] init. asp. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1. 1574 Hora, Horhin relig. musulmane (G. Le Fèvre de La Boderie, Confusion de la Secte de Muhamed, Paris, 70 v° cité par R. Arveiller ds Z. rom. Philol. t. 95, p. 312 : des vierges chastes [...] lesquelles se nomment Horhin, et une seule s'appelle Hora); 1654 Houri (Du Loir, Voyages, p. 178);
2. 1751 p. ext. « femme très belle » (Crébillon fils, Ah quel conte! p. 23). Empr. au persan ḥūrī « id. », dér. avec le suff. d'unité persan -īde l'ar. ḥūr « houris » (Coran 52, 20; 55, 72), plur. de ḥaurā', fém. de aḥwar « qui a le blanc et le noir des yeux très prononcés » (FEW t. 19, pp. 72 et 212; Lok. n° 848; Nasser, p. 455; Z. rom. Philol. t. 95, pp. 312-314).
2. 1751 p. ext. « femme très belle » (Crébillon fils, Ah quel conte! p. 23). Empr. au persan ḥūrī « id. », dér. avec le suff. d'unité persan -īde l'ar. ḥūr « houris » (Coran 52, 20; 55, 72), plur. de ḥaurā', fém. de aḥwar « qui a le blanc et le noir des yeux très prononcés » (FEW t. 19, pp. 72 et 212; Lok. n° 848; Nasser, p. 455; Z. rom. Philol. t. 95, pp. 312-314).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 47.
Bibliographie
Boulan 1934, p. 186.