HAUTAINE
substantif fémininEt pour tant lui pensant à tout et aiant souvenance de diverses rudesses et hautaines que les seigneurs du parlement lui avoient faites autreffois et encores faisoient tous les jours... (, Chron. K., t.3, c.1456-1471, 418 )
...et avoit jà rompu les serrures et grosses barres (...) ...une très-oultrageuse et despite hautaine monstrée et faite à un tel prince (, Vérité mal prise K., c.1460, 290 )
...ne parolle, injure ne haultaine [var. ne injure haultaine ; ne malice] (, Triumphe dames K.-B., p.1488, 30 )
Remarque : CHASTELL., Chron. K., t.3, c.1456-1471, 348 ; t.4, 107 ; t.4, 455 ; t.5, 16.
En faire des hautaines à qqn. Commettre des actes arrogants, offensants, provocants à l'égard de qqn.
Et furent cestes lettres baillees et portees par ledit Rocelle audit messire Guillame ; lequel (...) les envoya au duc son maistre a Bruselles, qui assez les prist a aigre, car ja lui en avoit on fait beaucop de traverses et de hautaines bien estranges, lesquelles sagement avoit tollerees pour le bien de la paix (, Chron. IV, D., c.1461-1472, 229 )
Remarque : Pour l'étymol. (peut-être à rapprocher de ataïne), cf. FEW XXIX, 376a, n.16.