HÉRON
substantif masculinLe héron, au temps d'Aristote, était plein d'industrie et de sagacité. L'antiquité le consultait sur le beau temps, l'orage (...). Déchu au moyen âge, mais gardant sa beauté, son vol qui monte au ciel, c'était encore un prince, un oiseau féodal; les rois voyaient en lui une chasse de roi et le but du noble faucon. (, Oiseau, 1856, p. 62)
Syntagmes : Héron bihoreau, butor, cendré, crabier, pourpré; héron à tête noire; coq-héron (cf. huppe); héron migrateur, sédentaire; cri, danse du héron; crosse, masse, plume de héron; chasser le héron.
— P. compar. Air, cou de héron. Ce Byron mal peigné [Raoul Nathan] , mal construit, a des jambes de héron, des genoux engorgés (, Fille Ève, 1839, p. 100). Il se mit à rire (...) et son imperméable fripé se tortilla un peu plus autour de son bassin maigre, de ses cuisses de héron (, Paris, 1939, p. 345).
Remarque : Certains dict. enregistrent héron de mer. Synon. de espadon. (Ds Besch. 1845, Littré, Lar. 19e -20e, Quillet 1965).
Remarques
1. Jeune héron. (Ds Besch. 1845, Littré, Lar. 19e -Lar. encyclop., Quillet 1965).
Héronneau
substantif masculin2.fauconn. Chasser le héron avec un faucon. Il y a des faucons très propres à héronner (, Chasses, 1834).
Héronner
verbe intransitif3. Qui ressemble au héron. Plédron plus héronné encore, sanglé, raidi dans sa redingote gris-perle (, Nez-de-Cuir, 1936, p. 67).
Héronné, -ée,
adjectifPrononciation et orthographe
[eʀɔ̃] init. asp. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
Ca 1150 hairon (Thèbes, éd. L. Constans, 444). De l'a. b. frq. *haigro « héron », cf. l'a. h. all. heigir, m. néerl. heiger « id. ». Hairo est attesté au xie s. en lat. médiév. (Acta Sanctorum, août, t. 3, p. 619b : hairones), cf. Arch. rom. t. 6, 1922, pp. 305-306.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 130.
Dérivés
Héronnière
substantif fémininBibliographie
— Quem. DDL t. 14.