GRIBOUILLE
substantif masculinIl ne saurait être question de « vulgariser »; nous serions les gribouilles de la littérature et pour lui faire éviter l'écueil de la propagande, nous l'y jetterions à coup sûr. (, Sit. II, 1948, p. 290)
— Expr. proverbiale, vieilli. Fin comme Gribouille qui se jette à l'eau par crainte de la pluie. Sot comme quelqu'un qui se jette dans un danger plus grand que celui qu'il veut fuir. Tout le monde comptait sur les états généraux, soit pour échapper à la taxation, soit pour garantir le paiement de la dette publique : autant de Gribouilles impatients de se jeter à l'eau de peur d'être mouillés (, Hist. Fr. , t.2, 1924, p. 24).
— Emploi adj. Je ne sais pourquoi on se la représente [la pitié] toujours un peu pleurnicheuse, un peu gribouille (, Journal curé camp., 1936, p. 1076).
Prononciation et orthographe
[gʀibuj]. Ds Ac. 1878 et 1932.
Étymologie et histoire
1548 Toute femme fillant quenoille Est plus sotte que n'est Gribouille (Sermon des Foulx ds Anc. Th. fr., éd. Viollet le Duc, t. 2, p. 218). Déverbal de gribouiller*. Ce personnage est devenu le type pop. de l'imbécillité, cf. le proverbe cité supra.
Bibliographie
Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 291.