Logo Portail
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

GAZOUILLIS

substantif masculin
Bruit léger produit par une personne, un animal ou une chose qui gazouille.
A. —[En parlant d'un petit oiseau] Germain dormit mal. Quand il se leva, l'aube blanchissait à peine au-dessus de la cour, et on n'entendait que le gazouillis des hirondelles sur le chéneau du toit (Theuriet, Mais. deux barbeaux, 1879, p. 135).
B. —[P. anal.]
1.Courant
a)[En parlant d'une petite quantité d'eau courante, d'un ruisseau] On dirait le gazouillis grêle D'une source dans les roseaux (Ponchon, Muse cabaret, 1920, p. 155).
b)[En parlant d'une pers. et notamment d'un enfant] C'est comme un gazouillis de jeunes demoiselles (Glatigny, Fer rouge, 1870, p. 65). Avait-il trois ans? Je n'attendais de ce tout petit qu'un gazouillis dénué de sens (Frapié, Maternelle, 1904, p. 17).
— Spéc. Suite de sons variés qu'émet un enfant de un à cinq mois (cf. Ling. 1972).
2.Rare. La forêt côtoie la mer, et l'on entend au même lieu [à Tyr] le retentissement des vagues, (...) le gazouillis des feuilles (Sainte-Beuve, Portr. contemp. , t. 5, 1845, p. 443).
Remarque : Qq. dict. gén., Ac. 1798-1878, Raymond 1832, Besch. 1845, Guérin 1892 disent que ce mot est vx et Besch. 1845 ajoute qu'il est « vieux en prose ». La docum. indique, en fait, que ce mot est bien attesté au xxe s., plus qu'au xixe s., mais qu'il semble être peu à peu réutilisé à partir de la seconde moitié du xixe s., dans des ouvrages en prose essentiellement.
Prononciation et orthographe
[gazuji]; mais [ɑ] ds Land. 1834 et Barbeau-Rodhe 1930. Ds Ac. dep. 1835. Cf. gazouiller.
Étymologie et histoire
1552 (Ronsard, Les Amours, éd. Laumonier, IV, 53 : gazouillis de l'eau). Dér. de gazouiller*; suff. -is*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 42.
Bibliographie
Quem. DDL t. 2.