FAIR(-)PLAY, (FAIR PLAY, FAIR-PLAY)
adjectif et substantif masculin invariable— P. ext.,dans d'autres domaines, p. ex. les affaires, la politique, etc. Loyauté, bonne foi, équité. L'exorbitante destruction de l'ancienne capitale du duché de Normandie et de ses sanctuaires, qui (...) restera dans l'histoire comme un exemple typique de l'esprit de revanche anglo-saxon exercé avec des siècles de retard et pas tout à fait comme un « fair-play », mais comme l'expression prévoyante d'une concurrence économique à très longue échéance (, Bourlinguer, 1948, p. 334).
Remarque : Le terme ne figure pas ds Ac. et, en tant qu'anglicisme, est qualifié de « mal assimilé par notre langue » par Dupré 1972.
Prononciation
[fεʀplε].
Étymologie et histoire
1856 (Montalembert, De l'Avenir politique de l'Angleterre ds Mack., t. 1, p. 224); 1895 (Vie parisienne, p. 499, ibid., p. 250). Expr. angl. composée de fair « clair, franc, honnête, sans tricherie » et de play « jeu », désignant une conduite honnête dans un jeu, puis dans toutes circonstances.