ESCROC
substantif masculin— Au fig.[Avec un déterminant, adj. ou compl. prép. de] Il faut liquider le passé (...) Donc refaire l'esprit français pour empêcher les États dans l'État, les escrocs politiques d'hier de renaître (L'Œuvre, 9 mars 1941). — Taisez-vous, divagateur, escroc de l'opinion! (, Roi, 1956, p. 340).
Prononciation et orthographe
[εskʀo]. Au plur. des escrocs adroits [εskʀo(z)adʀwɑ]. La consonne finale prononcée ds Fér. Crit. t. 2 1787 et Gattel 1841. Ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1634 escroq « malfaiteur? » (Testament du Gros Guillaume ds Gaultier Garguille, Chansons, éd. E. Fournier, p. 224 : une grande troupe d'escroqs qui s'estoient tous tués en duel); 1640 escroc « écornifleur » (Oudin). Empr. à l'ital. scrocco « écornifleur » (dep. xvie s., Varchi d'apr. DEI), déverbal de scroccare (escroquer*).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 140.
Bibliographie
Wind 1928, p. 151, 201.