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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ESCROC

substantif masculin
Celui qui commet une escroquerie, qui a l'habitude d'escroquer. Un habile, un célèbre, un illustre escroc; un escroc international. Si je suis trop peureux ou trop timide pour faire l'escroc, ce n'est pas vertu (Alain, Propos, 1935, p. 1246). Les escrocs et les maîtres chanteurs, tous les archers sont là-haut, choississant leur proie (Montherl., J. filles, 1936, p. 928).
— Au fig.[Avec un déterminant, adj. ou compl. prép. de] Il faut liquider le passé (...) Donc refaire l'esprit français pour empêcher les États dans l'État, les escrocs politiques d'hier de renaître (L'Œuvre, 9 mars 1941). — Taisez-vous, divagateur, escroc de l'opinion! (Arnoux, Roi, 1956, p. 340).
Prononciation et orthographe
[εskʀo]. Au plur. des escrocs adroits [εskʀo(z)adʀwɑ]. La consonne finale prononcée ds Fér. Crit. t. 2 1787 et Gattel 1841. Ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1634 escroq « malfaiteur? » (Testament du Gros Guillaume ds Gaultier Garguille, Chansons, éd. E. Fournier, p. 224 : une grande troupe d'escroqs qui s'estoient tous tués en duel); 1640 escroc « écornifleur » (Oudin). Empr. à l'ital. scrocco « écornifleur » (dep. xvie s., Varchi d'apr. DEI), déverbal de scroccare (escroquer*).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 140.
Bibliographie
Wind 1928, p. 151, 201.