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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ENROBAGE, ENROBEMENT,

substantif masculin
A. —[Correspond à enrober B] Action d'enrober ou p. méton. ce qui enrobe. Vers cette même époque, l'apparition du métal et, au début du XXe siècle, la technique du béton employé seul ou comme matière d'enrobement de tiges de fer ou d'acier, constituant le « béton armé » (Arts et litt., 1935, p. 2007).
— Spécialement
1.ÉLECTR. « Partie cylindrique extérieure d'une électrode » (Boissier 1975). Suivant l'enrobement de l'électrode centrale on dira d'une bougie qu'elle est froide ou chaude (Chapelain, Techn. automob., 1956, p. 153).
2.INDUSTR. ALIM. (sous la forme enrobage). Procédé de conservation des aliments par application d'une fine couche de matière protectrice (plastique, paraffine, etc.) (cf. Mont. 1967).
3.INDUSTR. PHARM. Le fait de recouvrir des pilules d'une couche protectrice (d'or, d'argent, de sucre, etc.). L'aluminium qui, par lui-même, n'est utilisé en pharmacie que sous forme de poudre destinée à l'enrobage des pilules (Lebeau Courtois, Pharm. chim., t. 1, 1929, p. 131).
4.TABAC. Fait d'envelopper un cigare dans sa robe.
5.TRAV. PUBL. « Opération qui consiste à envelopper un granulat d'une mince pellicule de liant hydrocarboné » (Choppy 1975).
B. —P. métaph. ou au fig. Certaines saisons sans forme et sans arêtes disparaissent sous l'épaisseur de l'oubli; d'autres, vivement tranchées, lourdes de mémoire, percent l'enrobage, émergent toujours ainsi que les sommets de la brume (Arnoux, Juif Errant, 1931, p. 171) :
Une des raisons de notre plaisir devant ce spectacle sans bavures, réside (...) surtout dans l'enrobement spirituel, dans l'étude profonde et nuancée qui a présidé à l'élaboration de ces jeux d'expressions, de ces signes efficaces et dont on a l'impression que depuis des millénaires, l'efficacité ne s'est pas épuisée. (Artaud, Le Théâtre et son double, 1938, p. 66)
Prononciation
[ɑ̃ʀɔba:ʒ], [ɑ̃ʀɔbmɑ̃].
Étymologie et histoire
1867 enrobage « action de revêtir les bougies d'une couche d'acide stéarique à point de fusion plus élevé » (Monit. univ., 18 juin, p. 760, 3e col. ds Littré); 1890 enrobement (Lar. 19e Suppl.). Dér. de enrober*; suff. -age*, -(e)ment1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. Enrobage : 2.