EMBÊTEMENT
substantif masculin1. Je trouve très bien que les avocats, qui vivent dans les embêtements des autres, et en vivent, aient quelquefois des embêtements eux aussi. (, Demain il fera jour, 1949, II 3 p. 725)
— P. méton.
• État d'une personne qui a des ennuis. Synon. déplaisir, mécontentement. Le nouveau catéchisme prêché aux classes inférieures pour l'embêtement des classes supérieures (, Journal, 1879, p. 39).
• État d'une personne qui s'ennuie profondément. J'ai connu l'embêtement radical des villes d'eaux (, Corresp., 1876, p. 341) :
2. Je suis tellement figé dans la gélatine de l'embêtement que je t'écris sans envie, fatigué de retenir la plume dans ma main (...) Je suis vide de pensées — presque de sentiments — même de sensations. (, Corresp., [avec G. Fourment], 1888, p. 59)
Prononciation et orthographe
[ɑ̃bεtmɑ̃]. Durée de la voyelle radicale [ε/e] comme pour embêtant. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
Fin xviiie s. « ce qui cause une contrariété » (Let. Com. St-Martin-du-Tertre, Part. Biens commun., p. 613 ds Brunot t. 10, p. 225, note 6); 1842, 21 mai « état de celui qui est contrarié, ennuyé » un état d'embêtement prodigieux (Flaub., Corresp., 104). Dér. du rad. de embêter*; suff. -(e)ment1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 304. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 69, b) 730; xxe s. : a) 961, b) 263.