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Voir également: menteresse, adjectif 
Définition du Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500)

MENTERESSE

adjectif et substantif féminin
A. -[D'une chose] Mensongère.
...par sa fiction menteresse voudra former legende creable (Chastell., Chron. K., t.4, c.1456-1471, 95)
B. -(Celle) qui ment, menteuse.
Pour quoi as le conseil crëu (De) la baveuse menterresse Huiseuse, la (grant) genglerresse ? (Guill. Digull., Pèler. vie hum. S., c.1330-1331, 215)
Iay comme dit est filles bonnes et mauvaises voir disans et menterresses (Chr. Piz., Avision T., 1405, 114)
Pourtant estoit le regart d'Entendement tousjours rabatu et reflechi vers mon lit, et sur l'englet ou les troys damnees menteresses se tenoient, voire si que tourner ne se sçavoit vers lesdites dames, ne les recevoir et bienvieignier comme a garde de mallade affiert, mais demouroit en une vergonneuse descongnoissance, tant que la premiere dez troys dames s'enhardit par doulces parolles, que de son humble auctorité et de sa tres auctorisee simplesse elle commença en telle sentence : ... (Chart., L. Esp., c.1429-1430, 24)
Et en ung tableau devant l'eschaffault où ladicte Jehanne estoit, estoient escrips ces mos : 'Jehanne qui s'est fait nommer la Pucelle, menterresse, pernicieuse, abuserresse de peuple' (Fauq., III, 1431-1435, 13)
[Dans un cont. allég.] Celle qui trompe par de fausses apparences.
Pour ceste cause faint Architrenius que 'ypocrisie, la singesse des meurs, et qui est, ce dit il, une menterresse atoutes ses maigres joes', converse voulentiers en la montaigne d'Ambicion dont nous avons devant parlé et la fait sa demeure avec fainte vertu et religion faulse et pluseurs autres vices et deceptions grandes. (...) I l'appelle aussi menterresse pour ce que ses samblans ment quant il segnefie par dehors le contraire de ce que le cueur pense. (Evr. Conty, Eschez amour. mor. G.-T.R., c.1400, 498)