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* Dans l'article "DÉRAILLER,, verbe intrans."
DÉRAILLER, verbe intrans.
A.− CH. DE FER. Sortir des rails. Trois (...) trains militaires ont déraillé hier, les rails ayant été enlevés (Malraux, Cond. hum.,1933, p. 194):
1. La berline d'Étienne venait de dérailler, au passage le plus difficile. Il n'arrivait point à rouler droit, sur ces rails qui se faussaient dans la terre humide... Zola, Germinal,1885, p. 1167.
P. anal. Faire passer la chaîne d'une bicyclette d'un pignon sur un autre à l'aide du dérailleur. On « déraille » pour « mettre le grand » sur la « polymultipliée » (Comment parlent les sportifsds Vie Lang.1952-54, p. 137).
Fam. [Le suj. désigne un mécanisme, une machine] Fonctionner mal. La pendule déraille (Dub.1967, Lexis 1975).
B.− P. métaph. ou au fig. Dévier; s'écarter de son but; s'engager dans l'erreur. Ce garçon-là a déraillé... Il s'est bien mal conduit avec nous, et pourtant je vous assure qu'il valait mieux que ça (Bourget, Physiol. am. mod.,1890, p. 163).Il avait essayé de boire. Son geste déraillait, cherchait la carafe ailleurs que sur la chaise (Cocteau, Enfants terr.,1929, p. 180).Mais revenons aux faits; ne déraillons pas; procédons avec méthode et par ordre (Arnoux, Crimes innoc.,1952, p. 228).
En partic., MUS. S'écarter de la ligne mélodique. Ils ne jouaient ni très juste ni très en mesure; mais ils ne déraillaient jamais (Rolland, J.-Chr.,Aube, 1904, p. 61).
P. anal. :
2. ... il [M. de Guermantes] m'entraîna vers maman en me disant : « Voulez-vous me faire le grand honneur de me présenter à Madame votre mère? » en déraillant un peu sur le mot mère. Proust, Le Côté de Guermantes 2,1921, p. 338.
P. ext. [Le suj. désigne une pers.] S'écarter du bon sens, du sens commun, déraisonner, divaguer. Papa m'inquiète un peu. Il maigrit. Il déraille. Il griffonne toute la journée (Duhamel, Suzanne,1941, p. 205).
Prononc. et Orth. : [deʀ ɑje], (je) déraille [deʀ ɑ:j]. Cf. -ailler. Enq. : /deʀaj, (D)/ (il) déraille. Ds Ac. 1878 et 1932. Littré recommande les formes dérailer, dérailement prononcées [deʀ εle], [deʀ εlmɑ ̃], plus proches des formes angl. d'orig. et qui évitent la confusion avec railler. Étymol. et Hist. 1838 derayer (Commerce de Lyon, 27, v. ds Wexler, p. 55, note 80); 1842 dérailler (Journal des chemins de fer, p. 128, c. 3 ds Bonn.); fig. 1858, avr. (Goncourt, Journal, p. 462). Dér. de rail*; préf. dé-*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 57.
DÉR. 1.
Déraillard, subst. masc.,pop., péj. Petit train qui donne l'impression d'être exposé à des déraillements. L'humble déraillard d'Alexandre à Port-Saïd, qui s'en va à l'allure d'une vieille bête fatiguée (Tharaud, Passant Éthiopie,1936, p. 54). 1reattest. 1903 (d'apr. A. Dauzat, L'Arg. de la guerre, 1918, p. 74); du rad. de dérailler, suff. -ard*.
2.
Dérailleur, subst. masc.a) Ch. de fer. Dispositif permettant de faire sortir un véhicule des rails (cf. Champly, Nouv. Encyclop. prat., t. 4, 1927, p. 210). Attesté ds Nouv. Lar. ill.-Lar. Lang. fr. et Quillet 1965.b) [P. anal. de fonction] Cycles. Dispositif permettant de faire passer la chaîne d'une bicyclette d'un pignon sur un autre. Ainsi cette magnifique bécane, munie d'un dérailleur (...) comment se défendre de l'acquérir? (Arnoux, Solde,1958, p. 199). [deʀ ɑjœ:ʀ]. 1resattest. a) 1916-17, synon. de déraillard (d'apr. Esnault, Notes compl. Poilu, 1956); b) 1927 technol. (R. Champly, loc. cit.); du rad. de dérailler, suff. -eur2*.