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DÉGLUTITION, subst. fém.
Fait de faire passer le bol alimentaire et la salive de la bouche à l'estomac, par le canal de l'œsophage. Les ruisseaux, élargis et fangeux, se déversaient dans les égoûts, avec un bruit de déglutition (Martin du G., Thib.,Été 14, 1936, p. 612).D'une puissante déglutition il avala sa salive, refoulant en même temps les paroles irrévocables (Guèvremont, Survenant,1945, p. 272):
... si elle ne peut plus déglutir les aliments, c'est que la déglutition symbolise le mouvement de l'existence qui se laisse traverser par les événements et les assimile; la malade, à la lettre, ne peut pas « avaler » l'interdiction qui lui a été faite. Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception,1945, p. 187.
P. iron. Il s'attarda sur un souvenir gênant, sur tout le côté trop humain de la déglutition d'un Dieu : il avait eu l'hostie, collée au palais, et il avait dû la chercher et la rouler, ainsi qu'une crêpe, avec la langue, pour l'avaler (Huysmans, En route,1895, p. 128).
P. anal. Leurs étreintes sont de la glu, leurs baisers des effractions, leurs paroles de la déglutition (Giraudoux, Guerre Troie,1935, I, 4, p. 31).
Prononc. et Orth. : [deglytisjɔ ̃]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1561 (Paré, VIII, 31 ds Littré). Dér. du b. lat. deglutire, (déglutir*). Fréq. abs. littér. : 75.