CHEVREUIL
substantif masculinChopelin ne nous avait pas trompés : son brocard, (...) était un maître chevreuil qui joignait à des muscles d'acier une profonde connaissance de toutes les finesses les plus subtiles des vieux routiers de son espèce qui ont eu souvent des meutes à leurs trousses. (, La Chasse vén. fauconn., 1945, p. 177)
Syntagmes : Un affût aux chevreuils (Genevoix, Raboliot, 1925, p. 200); marinade de chevreuil; selle de chevreuil à l'anglaise.
— P. méton.
• VÉN. Sonnerie de trompe pour la chasse à courre du chevreuil.
Remarque : Attesté ds Lar. 20e, Lar. encyclop.
• Arg. Fille facile. Chevreuil à pattes jaunes (Esn., 1966, p. 152).
Prononciation et orthographe
[ʃəvʀœj]. Transcrit avec [λ] mouillée à la finale, de Fér. 1768 à Littré, à l'exception de Land. 1834. Ds Ac. 1694 et 1718 s.v. chevreüil ; ds Ac. 1740-1932 sous la forme moderne.
Étymologie et histoire
1re moitié xiie s. chevrol (Voyage de Charlemagne, éd. Aebischer, 599); ca 1175 chevruel (Chr. de Troyes, Chevalier Lyon, 3445 ds T.-L.); ca 1268 chevreul (Brunet Latin, Trésor, 233, ibid.) — 1611, Cotgr. ; 1680 chevreuil (Rich.). Du lat. class. capreolus « id. », la forme anc. chevreul ayant été évincée par chevreuil forme analogique des mots en -euil d'apr. le plur. chevrieus (cf. deuil et pour les noms d'animaux écureuil).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 395. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 697, b) 1 389; xxe s. : a) 275, b) 174.
Bibliographie
Brinkmann (F.). Metapherstudien. Arch. St. n. Spr. 1876, t. 56, p. 347. — Ringenson (K.). Les Noms de la chèvre en français. St. neophilol. 1957, t. 29, pp. 13-38.