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CALENTURE, subst. fém.
MÉD. Délire furieux observé chez les marins au moment de la traversée des zones tropicales et s'accompagnant d'un désir irrésistible de se jeter à la mer. L'épouvantable, l'effroyable Calenture (F. Liszt, Correspondance de Liszt et de la comtesse d'Agoult,1833-64, p. 37):
« Parfois, mes goûts naturels se réveillaient comme un incendie longtemps couvé. Par une sorte de mirage ou de calenture, moi, veuf de toutes les femmes que je désirais, dénué de tout et logé dans une mansarde d'artiste, je me voyais alors entouré de maîtresses ravissantes!... » Balzac, La Peau de chagrin,1831, p. 104.
Prononc. et Orth. : [kalɑ ̃ty:ʀ]. Ds Ac. 1762-1878. Étymol. et Hist. [1700 calentura « fièvre ardente » mot esp. cité (B. Martin, Voyages faits en divers temps en Espagne, en Portugal, en France et ailleurs, p. 117, d'apr. Reinh., p. 368)]; 1750 calenture (Prévost, Manuel Lexique ds Quem.); 1751 « sorte de fièvre tropicale » (Encyclop. t. 2). Empr. à l'esp. calentura, attesté au sens de « chaleur » dep. 1220-50, Berceo d'apr. Cor.; au sens de « fièvre » dep. 1340, Crón. de Fernando IV, ibid., dér. de calentar « chauffer » lui-même dér. de caliente « chaud », du lat. calens, -entis, part. prés. de calere « être chaud ». Fréq. abs. littér. : 1.