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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

BATTURE

substantif féminin
MAR. Fond rocheux à fleur d'eau, sur lequel la mer se brise :
1. Les brisans déployaient sur toute la côte, excepté à la pointe du sud-est, où il y avait une petite batture de rochers, qui pouvait s'étendre à deux encablures : je voulus, avant de continuer ma route, m'assurer s'il y avait fond. (Voyage de La Pérouse, t. 2 1797, p. 299)
2. Les canards assemblés par milliers, les uns silencieux, les autres nerveux et volontiers criards, formaient comme une île vivante sur la batture. (G. Guèvremont, Le Survenant, 1945, p. 72)
Prononciation
[baty:ʀ].
Étymologie et histoire
1. Fin xiie s. « action de battre, de frapper » (Dialogue Grégoire, éd. W. Foerster, p. 206 dans Gdf. : Cestui li tot poissanz et li merciables Deus en flaelant porcovrit de la parmanable bature) — 1611, Cotgr. ; répertorié comme terme « vieilli » dans DG ;
2. 1529 mar. « rochers situés un peu au-dessous de la surface de l'eau » (J. et R. Parmentier, Disc. de la navigation, 39, Schefer dans R. Hist. litt. Fr., t. 5, p. 302, s.v. brisant : On voyoit de grans brisans que l'on estimoit bancs ou battures). Dér. du rad. de battre*; suff. -ure*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 3.
Bibliographie
Lew. 1960, p. 89, 121.