Bêcheveter
verbe transitif* Mot issu de l'entrée BÊCHEVET
Placer, disposer tête-bêche. Bêcheveter des bouteilles, des plantes, des gerbes de blé (Lar. 19e) ; bêcheveter des feuilles de papier (DG). Reliure. « Empiler des livres pour les maintenir en équilibre, le premier étant placé le dos à gauche et la première page en dessus, le deuxième le dos à droite et la première page en dessous, etc. » (Lar. encyclop.). — [bεʃvəte]. Pour la conjug., fait partie des verbes qui redoublent la consonne devant une syll. muette : je bêchevette. — 1re attest. 1845 (Besch.); dér. de bêchevet, dés. -er. Rem. On rencontre dans la docum. béjoité, ée, adj., synon. région. de bêcheveté (cf. Zola, L'Œuvre, 1886, p. 270) : « Il [le peintre] procédait par des touches successives, béjoitées [« superposées », cf. reliure], jusqu'à ce qu'il fût arrivé à la valeur exacte. » La forme béjoité note la prononc. rurale béjoueté, où intervient en outre la sonorisation de -ch- devant -w- (évolution phonét. : bêcheveté > bêch'veté > béjweté, noté béjoueté, béjoité).