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BÊCHEVET, subst. masc.
A.− Vieux
1. Double chevet. Lit à bêchevet (avec un chevet à chaque bout) (Nouv. Lar. ill., DG, Lar. 20e).
2. Coucher à bêchevet (Nouv. Lar. ill., DG, Lar. 20e). Coucher tête-bêche, c'est-à-dire la tête de l'un étant du côté des pieds de l'autre.
B.− CHARPENT. Poutres accolées l'une à l'autre par leurs extrémités taillées en biseaux allongés, de manière à former une poutre d'égale épaisseur.
Rem. Attesté dans Chabat 1881 et Barb.-Cad. 1963.
Prononc. Seule transcr. dans DG : bèch'vè. Étymol. et Hist. xives. adj. bechevés « qui a deux têtes » (Gloss. Abavus éd. M. Roques, t. 1, p. 264) − 1611, Cotgr.; 1565 bechevet « la tête de l'un aux pieds de l'autre » (R. Belleau, La Bergerie, 2eJourn., Complainte de Promethee − II, 17 − dans Hug. : Il veit dos contre dos bechevet accouplees A l'entour de l'essieu deux Ourses estoilees) − xviies. dans Gdf.; 1611 subst. « double chevet » (Cotgr. : Beschevet) − xviies. dans Gdf.; répertorié comme ,,vx`` dep. 1897, Nouv. Lar. ill. Béchevet composé du préf. bes- « deux fois », lat. bis et de chevet* « tête de lit »; tête-bêche, 1820 (Observateur des Modes dans Fr. mod., t. 17, p. 304) est une altération par fausse étymol. de bêchevet.
DÉR.
Bêcheveter verbe trans.Placer, disposer tête-bêche. Bêcheveter des bouteilles, des plantes, des gerbes de blé (Lar. 19e); bêcheveter des feuilles de papier (DG). Reliure. ,,Empiler des livres pour les maintenir en équilibre, le premier étant placé le dos à gauche et la première page en dessus, le deuxième le dos à droite et la première page en dessous, etc.`` (Lar. encyclop.). [bε ʃvəte]. Pour la conjug., fait partie des verbes qui redoublent la consonne devant une syll. muette : je bêchevette. 1reattest. 1845 (Besch.); dér. de bêchevet, dés. -er. Rem. On rencontre dans la docum. béjoité, ée, adj., synon. région. de bêcheveté (cf. Zola, L'Œuvre, 1886, p. 270) : ,,Il [le peintre] procédait par des touches successives, béjoitées [« superposées », cf. reliure], jusqu'à ce qu'il fût arrivé à la valeur exacte.`` La forme béjoité note la prononc. rurale béjoueté, où intervient en outre la sonorisation de -ch- devant -w- (évolution phonét. : bêcheveté > bêch'veté > béjweté, noté béjoueté, béjoité).