AMEUBLIR1
verbe transitifAGRIC.[Le suj. désigne une pers., un agent naturel] Rendre (une terre) plus meuble, plus légère. Ameublir une terre, un champ :
1. Les débris calcaires qui ont dévalé des corniches amendent et ameublissent le sol des pentes. (, Tableau de la géographie de la France, 1908, p. 206)
2. Pour ameublir un nouveau terrain, les hommes enfonçaient ces plantoirs dans le sol, puis, le retournaient au moyen de ce même outil. Les mottes étaient ensuite pulvérisées avec des massues et débarrassées de leurs racines. (, Manuel d'anthropologie culturelle, 1936, p. 38)
3. Nous travaillâmes avec soin. Partout où passa la charrue, le sol fut ameubli profondément, mélangé, et ouvert à la pénétration de la lumière. Comme le soleil était fort, quelquefois, vers le soir, la terre fumait. (, Le Mas Théotime, 1945, p. 306)
— P. anal. ou par métaph. :
4. La pluie commençait, une pluie de printemps aux larges gouttes pesantes, sous laquelle la neige commençait à s'ameublir et à fondre. (, Maria Chapdelaine, 1916, p. 42)
5. Vraiment, dit Dieu, mon Fils m'a fait de très bons jardiniers Depuis quatorze siècles qu'il ameublit cette terre d'âmes. Depuis quatorze siècles que mon Fils laboure et cultive cette terre, Il m'a fait de très bons laboureurs et cultivateurs. (, Le Porche du mystère de la 2 e vertu, 1911, pp. 270-271)
Dérivés
Ameublissement
substantif masculinÉtymologie et histoire
xvie s. agric. « rendre meuble (la terre) » (Liebault, p. 207 ds Gdf. Compl. : Terre fort grasse, par soy, ou meslee et ameublie du fien). Dér. de meuble* adj.; dés. -ir.
— Ameublissement, 1835 Ac.
— Ameublissement, 1835 Ac.
Bibliographie
Baulig. 1956 (s.v. ameublissement). — Bél. 1957 (et s.v. ameublissement). — Boiss.8. — Plais.-Caill. 1958 (et s.v. ameublissement).