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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

RUPTEUR

substantif masculin
A. —INFORMAT. « Appareil permettant de séparer les feuillets d'une sortie d'ordinateur » (Termes nouv. Sc. Techn. 1983).
Remarque : En ce sens, Ging.-Lauret 1973 et 1982 atteste la forme rupteuse, subst. fém.
B. —ODONTOLOGIE. Rupteur de forces. « Dispositif permettant de ne pas transmettre aux dents supports l'intégralité des forces auxquelles une prothèse partielle amovible est soumise » (Bat. 1972).
C. —ÉLECTR. « Dans une bobine d'induction, appareil servant à interrompre et rétablir successivement le courant primaire » (Franterm Néol. 1984).
— AUTOMOB. « Élément du circuit d'allumage d'une automobile, destiné à créer de brèves coupures de courant qui, par induction d'un courant de haute tension dans la bobine d'allumage, produisent les étincelles aux bougies » (Dew. Électr. 1973).
Prononciation
[ʀyptœ:ʀ].
Étymologie et histoire
1903 (R. gén. des sc., t. 14, p. 941). Dér. de rompre*, d'apr. rupture (cf. étincelle de rupture 1902, Turpain, Applic. prat. ondes électr., p. 85), peut-être par empr. au lat. ruptor « celui qui rompt, qui trouble, violateur » déjà empr. déb. xvie s. (Rupteur de la paix publique, Fossetier, Cron. Marg., ms. Brux. 10510, f ° 78 r ° ds Gdf.).