BIÈVRE
substantif masculinA. —Vx.Synon. de castor. Des bièvres, le long de la grève, rongeaient de la saulaie l'écorce amère (, Cours fam. de litt., 40e entretien, 1859, p. 291).
B. —ORNITH.Synon. pop. de grand harle :
Sa chair est si mauvaise que les paysans disent : « Qui voudrait régaler le diable, lui vaudrait bièvre et cormorans ». (, Animaux de nos pays, 1909, p. 75)
Prononciation
[bjε:vʀ̥].
Étymologie et histoire
1. Ca 1120 « castor » (Ph. de Thaon, Bestiaire, v. 1136 : Castor [...] Que nus bievre apeluns); 1re moitié xiie s. « fourrure du castor » (Voy. de Charl. à Jérus. et Const., éd. Koschwitz, 745 dans T.-L.); « vx lang. » dep. Ac. Compl. 1842;
2. xvie s. ornith « nom vulgaire du harle commun » ([P] Bel[on] dans Rich. 1680). Du gaul. *bèbros « castor » (Dottin, p. 89) attesté en b. lat. sous la forme bèber, ve -vie s. (Priscien, Gramm., II, 150, 13 dans TLL, s.v. fiber, 641, 29); du gaul. l'hydronyme Bievre (Nègre, Les Noms de lieux en France, Paris, 1963, p. 41).
2. xvie s. ornith « nom vulgaire du harle commun » ([P] Bel[on] dans Rich. 1680). Du gaul. *bèbros « castor » (Dottin, p. 89) attesté en b. lat. sous la forme bèber, ve -vie s. (Priscien, Gramm., II, 150, 13 dans TLL, s.v. fiber, 641, 29); du gaul. l'hydronyme Bievre (Nègre, Les Noms de lieux en France, Paris, 1963, p. 41).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 4.
Bibliographie
Bernelle (A.). Béber le Castor. Vie Lang. 1954, n° 22, pp. 23-25. — Brüch 1913, p. 67. — Rigaud (A.). Sous les ponts de Paris. Vie Lang. 1968, n° 197, pp. 510-513.