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ÉROSION, subst. fém.
A.− Emplois concr. Action d'un agent, d'une substance qui ronge, use progressivement; résultat de cette action. Un métal qui peut, paraît-il, résister à l'érosion et à tous les accidents possibles pendant cinq mille ans (Green, Journal,1941, p. 150).
1. GÉOL. Altération de l'écorce terrestre par les agents atmosphériques, hydrologiques, ou par l'action de l'homme. Érosion atmosphérique; érosion du sol; un cycle d'érosion. Nous nous sommes arrêtés aux Mées pour voir de près les très curieux alignements de rochers, aux érosions inexplicables (Gide, Journal,1926, p. 823).Les montagnes, sous l'influence de la neige, des pluies et de l'érosion, s'affaissent peu à peu (Carrel, L'Homme,1935, p. 192).
Érosion éolienne. Mouvement du sol ou du roc causé par l'action du vent (d'apr. Villen. 1974). Le vent, surtout chargé de sable, use, strie, creuse ou polit les roches les plus dures; c'est l'érosion éolienne (Combaluzier, Introd. géol.,1961, p. 82).
2. MÉDECINE
a) Lésion superficielle des tissus de recouvrement (peau, muqueuses) due à une inflammation, un traumatisme. Une peau malade marbrée d'érosions rouges (Huysmans, Marthe,1876, p. 29).Il existe au niveau des mamelons des crevasses ou de petites érosions superficielles qui, depuis plusieurs jours, rendent l'allaitement vraiment douloureux (QuilletMéd.1965, p. 501):
Au haut de la cuisse, le pantalon et la chemise étaient décousus sur quinze centimètres, et on voyait sur la peau non une blessure, mais une érosion rouge et ardente. Montherl., Bestiaires,1926, p. 427.
b) ,,Destruction lente et progressive d'un tissu par une lésion infectieuse ou tumorale (tumeur maligne)`` (Pt Lar. Méd. 1976). Érosion de la substance du cerveau (Cabanis, Rapp. phys. et mor.,t. 1, 1808, p. 348).
B.− P. métaph. et au fig. Lente usure, altération, dégradation. Il n'a jamais connu, le roman, cette « formidable érosion des contours », dont parle Nietzsche (Gide, Faux-monn.,1925, p. 1080).L'économie mercantile de l'échange et l'économie guerrière de la contrainte (...) ont été soumises à un processus d'érosion qui laisse affleurer les bases inébranlables de l'économie du service (Perroux, Écon. XXes.,1964, p. 366).
En partic. Le persan moderne, presque aussi décrépit que l'anglais, arrivé au dernier terme de l'érosion (Renan, Avenir sc.,1890, p. 206).Celui (...) qui prend souci des accidents de phonétique, de l'altération des signes et des grandes érosions du langage (Saint-John Perse, Exil,1942, p. 227).
ÉCON. Érosion monétaire. Dépréciation progressive de la monnaie. Une monnaie est réputée stable si l'érosion monétaire ne dépasse pas 2,5 % par an (Fin.1976).
Prononc. et Orth. : [eʀozjɔ ̃]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1541 « action d'une substance qui érode, ronge; résultat de cette action » ici méd. « lésion, ulcération » (J. Canappé, Tables anatom. ds Delb. Rec. ds DG); xviiies. géol. (ds Brunot t. 6, p. 624). Empr. au lat. impérial erosio « ulcération » employé au plur. par Pline (ds TLL s.v. 803, 79). Fréq. abs. littér. : 52. Bbg. Quem. DDL t. 8.